Sweet Nineteen

Si l’on pouvait lire mes vices sur mon front il me faudrait un crâne d’alien. Tout en haut un épisome fameux résumerait ma longue descente vers la cinquantaine : Sweet NineTeen.
L’âge d’or des hormones est un passage fugace dans la vie d’une femme, une aubaine impudique de taille pour un Hyène. Imagine un enzyme glouton qui bouffe du sexe comme on avale des spaghettis, en les aspirant d’un coup la bouche en cul de poule et les yeux grands ouverts.
Cet enzyme s’appelle Léa. Elle n’a que deux vices : la musique et le sexe. En ce qui concerne le second et de loin le plus intéressant, elle s’épuise avec ses congénères du même âge, elle préfère de loin un vieux pervers nonchalant, méprisant et désabusé de mon espèce. Elle a ce petit rouage qui a sauté dans sa tête depuis longtemps : celui qui lui permet de grimper sur un vieux comme moi et de le trouver excitant. Elle marche droit dedans avec toute sa lucidité, elle veut goûter à ce qui semble être un interdit mais qui a le délicieux arrière goût d’inceste, d’été avec son grand oncle, de secrets que l’on avouera jamais à son père. Je croise ce dernier au bar bien souvent, je le regarde avec au fond de la gorge cette empathie qui se transforme en pitié : je m’imagine à sa place buvant un coup et serrant la main du gars qui attache les mains de ta fille pendant qu’elle s’empale sur lui devant le miroir, caméra qui filme, drogues et insanité ambiante garanties. Il me casserait certainement la bouche si il savait, en attendant, je remplis celle de sa fille, à chacun sa musique.
Bambi aime les prouesses et même si elle sait que le Hyène ne durera pas plus d’une saison, elle fait preuve d’une énergie indomptable, même quand je la repousse, même quand je tente de la décourager, de la dégoûter. Sweet NineTeen a le sexe neuf juste sorti de l’emballage, à peine quelques miles au compteur, pour elle c’est un accessoire : pour moi c’est un don du ciel, un coït biblique. Je me surprend à tolérer tous ces caprices, moi qui enverrais mourir n’importe quelle quadra qui me ferait subir un dixième de tout ça.
Elle s’appelle Léa, elle a plus de couilles et de cœur que la plupart des jeunes cons qui lui matent le cul en rêvant, qui me dévisagent avec un mélange de mépris et d’incompréhension.
Oui mon jeune ami, nous n’allons pas t’expliquer pourquoi les 24 années qui nous séparent sont une somme qui ne fait que gonfler notre désir, pourquoi le cerveau parfois envoie des signaux bien plus forts que les jeunes muscles tendus, pourquoi moi et pas toi, pourquoi tu comprendras un jour que l’âge d’or n’est pas forcément celui où tu as les couilles toujours pleines. Tu comprendras que tes sorties avec 50 euros en poche ne peuvent combattre celles avec 2000 où je lui offre tout ce qu’elle veut, même si elle n’en veut pas, où elle se sent pleinement et indécemment comblée, femme, princesse. Tu continue surement de tenter de rationaliser tout ça en faisant tes petits scénarios, entre jalousie et mépris, en nous jugeant du haut de toute ton ignorance.
Si tu savais lire ne serait ce qu’une rime de la longue poésie qui court le long de son joli corps, tu comprendrais cette odyssée qu’elle a au fond du coeur, dans laquelle tu n’as aucun rôle, tu comprendrais qu’on ne baise pas une femme qu’avec sa bite. Mais à quoi bon tenter d’expliquer à un singe le goût suave d’un tel nectar. Pour ne pas te laisser complètement sec et amer je fais un geste : allez va, toutes les MILFS et Cougars sont à toi, elles représentent surement pour toi un goût nouveau ou un dévidoir qui ne te posent pas trop de questions, alors : deal, prend les toutes, je préfère me cogner la tête et le gland contre toutes les poutres de la ville plutôt que de lentement sombrer dans le dégout qui grimpe lorsque j’aperçois un à un tous leurs défauts, en commençant par leurs habitudes et leurs souvenirs, tous ces symptômes d’une vieillesse habilement masquée dans les soirées mais qui ressort comme un poil ignoble au milieu du front le lendemain matin sous une lumière bien trop crue. Je pense que c’est d’ailleurs une expérience fondamentale pour tout homme au long de sa longue épopée, tu repenseras dans 10 ou 20 ans à cette jeune vieille qui se donnait corps et âme, avec ce sourire silencieux de savoir qu’elle fait la sieste quelque part à l’ombre de ses 65 ans. Crois moi, tu reviendras vite aux jeunes culs serrés et à cette délicieuse moue innocente que t’offrira la jeunesse indécente.
Je passe des après midi, des soirées entières entre ses jambes, autour de ses seins, de ses lèvres, de ses yeux qui te flinguent, à contempler une dernière fois ce panorama unique, cette bénédiction qu’elle m’offre sans aucune retenue. Je suis son Sugar DirtyDaddy et elle est ma Sweet NineTeen : Bienvenue dans l’Enfer éphémère.

Cougar Dreams

Synthèse de la quinqua.
Le temps passe, ravage son âme aussi bien que ses cellules. Il se pose sur ses bras le long de ses veines fragiles qui transparaissent, des rides, des cernes qu’elle ne peut plus masquer et de ses joues qui se creusent. Sa peau se pigmente et se détend malgré les tonnes de crème et d’artifices qu’elle utilise comme cache misère. Elle lutte, emportée par un flot d’émotions et d’hormones : un délicieux et tout aussi pervers mélange de déni, de fièvre incontrôlable et de lutte contre l’indomptable et impitoyable horloge qui lui bouffe l’intérieur. Après tout, autant se jeter dans l’impossible quête de jeunesse éternelle : rien de mieux pour ça que d’avaler la semence de jeunes étalons.
Elle regarde ses fesses et sa poitrine devant le miroir, ses hanches moins marquées, ses seins moins gonflés, son sexe aux lèvres usées qui a absorbé tant de désir. Elle sait. Mais elle rêve et les lois de l’attraction sont improbables. Alors elle joue la compétition, elle met sur la table ses meilleurs atouts. Elle joue ses meilleures cartes.

Elle demande une prolongation, juste une trêve, elle qui a donné ses plus belles années, dans une longue léthargie, elle qui a joué le jeu, elle qui a suivi à la lettre le scénario : bonne mère de famille, amante et amie, salope docile à domicile et maitresse à présent la voilà dans son apothéose éphémère : l’ascension d’un phœnix de femme qui veut brûler de tout ses sens, séduire et rêver à un été indien qui ne termine jamais.
Son parcours n’a rien de formidable, juste la remise en liberté d’une fauve, après une longue période où elle a tenté de s’accoutumer à sa cage dorée. Fini les chemises à repasser, la sodomie du jeudi et les selfies à poil clandestins. Quelque part, son ancienne vie lui manque, le côté sulfureux de l’interdit.
Les cinq principes d’une Cougar :
1 / Elle ne supporte plus tout ce qui la ramène a la dure réalité de ce qu’elle est  : vieille, (désab)usée, aveugle, souvent ridicule. La vieillesse de ses congénères masculins, leurs habitudes, la seule notion de réalité qui la cloue au sol et la ramène à sa condition la révulse. Elle a mis quelques années à comprendre, à décider, à adopter les codes d’une génération qui n’est pas la sienne, à se détacher de 20 ans de vie de couple. Une mutation douloureuse suivie d’orgasmes en série. Elle n’est plus la femme que tu connaissais.
2 / Elle souffre d’une mélancolie chronique, une effervescence souvent synonyme de souffrance : un cocktail de nostalgie et d’hypersensibilité qui la balance de haut en bas dans un grand huit d’émotions qu’elle chasse et qu’elle regrette à la fois. Elle a adopté et développé une mémoire sélective, une moitié noire qui la fait tourner et se retourner la nuit,  une autre moitié rose, impudique  et innocente qui la dope et la fait revivre. Le jour elle compose la nuit elle dispose, vampire en chasse de sang frais, jeune. elle s’est construite un monde lollipop où elle à 30 ans, 20 ans. Une escapade pour Alice en talons.
3 / Elle ne supporte plus la solitude : être seule, livrée à elle même un weekend entier est un calvaire, elle veut la foule, elle veut l’agitation, être mêlée et emportée par le flot de corps et e de musique. Elle veut la promesse d’un inconnu même temporaire qui l’emmène loin de ses pensées. Elle veut la chaleur, la déchirure qui la ramène à 5 heures du matin et la surprend entre les draps. Elle vit pour ça : offrir sa dernière flamme, la consumer sans limite.
4 / Elle est à prendre, elle veut s’offrir, elle veut te donner le meilleur de ses restes, à toi, le jeune trentenaire qui n’avait pas vraiment prévu de passer une nuit avec une presque cinquantenaire. Ce n’est pas vraiment le fantasme qui te magnétise, c’est son appétit, une femme affamée de jeunesse au point d’en oublier qu’il elle est. Quelque part depuis le début tu sais que cette romance qui coule trop vite s’évanouira et que tu planteras à nouveau ta bite dans de la viande fraiche, quoiqu’il arrive. Mais, Vite, elle court car le temps défile, lui échappe, la tourmente. Pour elle abandonner son corps à la jeunesse n’est pas une offrande mais un cadeau qu’elle se fait. Te voir bander et la couvrir de baisers lui redonne quelques années. Elle ne boude plus ou ne chipote plus, ne discute plus avec ou sans capotes comme elle le faisait à vingt ou trente ans, elle ira droit au but, elle connait par coeur les gestes, elle maitrise le dictionnaire du mâle. Tu dois vraiment comprendre ça : la Cougar fera n’importe quoi pour te séduire, toi le jeune tigre, même si tu n’es qu’un médiocre babouin. Pourquoi ? parce que tu as un truc dont elle ne peut se passer, un élixir de jeunesse, le seul fait que tu la regarde avec désir la rend immortelle, le temps d’un weekend end ou d’un coït. Elle est lucide, elle sait que la fuite ne mène nulle part et ne durera pas longtemps, que la chute sera d’autant plus dure. Qu’importe, elle veut brûler de son dernier feu, elle ne brave pas l’interdit elle le poursuit et le déguste en cachette. Pauvre incrédule : a vingt ans elle t’aurait ignoré, tu n’étais qu’un autre, encore un autre à lui coller aux fesses. Maintenant, elle te chasse, elle t’aime tel que tu es : Young, Dumb and full of cum.
5 / Elle a fait un choix. Elle ne reviendra pas dessus. Tu dois comprendre que la seule façon de la heurter dans sa course c’est de l’ignorer, totalement. Elle ne supporte pas le dédain et le lourd poison de la vérité, de la réalité. Regardes la vivre son ultime envol. Laisse la s’enorgueillir de sa deuxième et dernière vie de femme, laisse la vivre. Elle reviendra, lasse, triste, blessée, éteinte.  Tu la cueilleras sans effort dans le creux d’une immense vague.
Cougar Dreams

Miss Pony Bang Bang

Promène ses fesses dorées sur le parvis de la cité endormies entre la rue des Insouciantes et l’impasse des Nostalgiques. Tu la vois comme un mystère, une quête impossible, elle qui sublime si bien son profil sur le réseau, pourtant elle salit ses culottes comme les autres, mange moins mais se nourrit d’un essaim fiévreux de rêves érotiques qu’elle avale en te regardant droit dans les yeux. Crois moi elle baise dis oui et s’attrape comme tout animal sauvage. Elle rentrera dans ta vie à quatre pattes et en ressortira, jamais rassasiée, par la petite fenêtre, toujours ouverte, du vice mondain.
La blonde est l’amie du Mâle. Elle défait tes draps et t’essore gentiment, sans ambiguïté, le reste de cervelle que tu étales à grand coup de phrases inutiles. Miss Pony Bang Bang baise uniquement dans un scénario qu’elle seule peut laisser mijoter pendant des mois, des années ou bien consommer sur place. Quand elle t’as mis ton compte, elle te laisse sec et idiot comme un singe shooté à l’héroïne, avec un magma qui flotte dans ta tête et te fait bander sans raison.
Tu ne t’en passeras plus, tu ne trouveras pas d’alternative ou de panacée pour effacer un instant l’impudeur dantesque avec laquelle elle te suçait en souriant. Tu fourreras des hordes de dindes à la moue obéissante sans ressentir une once du rush épique de ta poupée blonde. Tu marcheras comme un zombie frappé par la foudre, en reniflant la culotte qu’elle t’a laissé dans le tiroir. On te verra bientôt le long du quai, parler dans le vide et marcher en apesanteur, défait de toute réalité, perché dans une extase d’images qui te consument lentement.
Quand tu auras atteint ton quota de poupées plastiques et que tu sentiras ce relent de misère t’anéantir, quand tu seras tout au fond, tu la verras ré apparaitre, juste là, juste pour venir t’irradier la moelle une dernière fois. Tu auras beau te protéger la rétine et le cœur, elle te cueillera sans effort, te retournera et te bouffera le reste reste d’organes qui te servaient à survivre.
Miss Pony Bang Bang ne s’attrape pas, c’est plutôt comme une invocation qui finit par marcher. Tu y auras droit si tu es vraiment prêt à te rendre, à oublier tout ce qui avait du gout jusque là. Le seul avantage est que tu auras goûté, enfin, une fois ou deux, au goût sulfureux, moite, toxique d’un cinq à sept à démoniaque, toi le Méchant Loup du 5ème étage.

l’Eté d’un Hyène

Un essaim de testicules qui te pendent au cou comme un collier de trophées, te voilà plongée dans l’ivresse imminente d’un été qui fait fondre toutes les craintes. A commencer par ta celle du vide, de la solitude, de l’ennui mais aussi et surtout de devenir transparente, de ne plus attirer le regard et le désir, une petite mort. Cette peur inexplicable d’être un jour seule et totalement invisible aux yeux de la plupart des jeunes matadors que tu attires en remuant les chiffons de peau qui couvrent ton âme. Tu n’aimes pas les mathématiques, car en calculant tu sais que dans moins de 10 ans les 15 ans qui vous séparent seront définitivement une abysse que tu ne pourras plus franchir. Il faudra alors imaginer un repli, revêtir à nouveau ton ancienne peau flétrie de jeune vieille , remettre tout l’apparat de jupes, robes, talons et décolletés que tu as laissées au placard depuis que tu enfourches ton macaque fougueux, te lancer à nouveau dans les bras de corps qui te dégoutent par leur vieillesse, abandonner les tee shirts et le look d’ado qui décoraient à merveille le vieux sapin de Noël qui te sert de vitrine.
Petite sauterelle de l’amour fugace, toi qui te déguise en jeune pour mettre à l’aise ton étalon au look banal de stagiaire fauché. Tu te gargarises par ses veines qui gonflent et ses pulsions d’un désir auquel tu n’as jamais vraiment su résister. La journée ne te sert à rien, sinon à préparer la nuit, une autre gigantesque farce, un moulin qui brasse la même vase pour tenter de produire un semblant de réalité glamour que tu tentes d’exploiter au mieux en l’affichant sur le miroir aux alouettes d’un réseau social aussi plastique que pathétique . Toi qui voulait sortir des habitudes te voilà replongée dans la sauce tiède des apéros mondains où tu sais à présent te tenir, parce que seule la déchirure du cœur et les nuits seules sur ton matelas peuvent à présent t’embarquer dans de vraies virées sans fond, à bloc de vice et d’excès. Quand tu es domestiquée, amoureuse fébrile accrochée au dos de ton jeune scarabée qui ma foi trouve en toi un agréable défouloir, tu ne lâches plus les chevaux fous, tu restes plutôt sage accrochée à ton piquet, tu tourne voltes au gré du vent à travers des épisodes courts mais intenses d’une vie en leasing, un truc que tu as acheté sans en avoir les moyens.
Tout le monde frappe des mains et t’encourage, ce qui regonfle un peu plus encore ton égo blessé, assoiffé de compliments. Les gens adorent voir le taureau mourir après une corrida dramatique. Tout le monde connait la triste fin, certains s’étonnent en silence, ton ex mari ferme les yeux et sourit parfois le soir en attendant la chute. Tout ce beau monde qui aujourd’hui t’admire sait que ta vie empruntée se videra aussi vite qu’une paire de couilles adolescentes, que l’on te croisera un jour, le regard éteint, l’échine courbée, quand tu seras saturée et fatiguée de ce double effort.
J’ai surement un goût pour le macabre,  le morbide, les charognes. Je ne chasse plus,  je scrute. J’attends juste qu’un bel animal comme toi trébuche, se casse la patte et se laisse crever au soleil dans des geignements qui ne font qu’exciter le hyène qui rôde en moi.
Une rupture, une déchirure, une dépression, une mauvaise chute, un chaos émotionnel ? Je ne suis pas très loin.
J’arrive en sifflotant, en grinçant les dents, la bave aux lèvres. Sans te demander ton avis je te fourre jusqu’au foie et me vide en toi sans aucune culpabilité, je sais : c’est purement dégueulasse. Une fin aussi tragique pour un Bambi doré qui se pavanait il y a encore peu de temps. Si tu veux courir jusqu’à l’épuisement derrière des gazelles sauvages, c’est ton droit. Je préfère la délicieuse ignominie qui se contente de collecter ce que la nature m’offre, car en fait je ne fais que reprendre ce qu’elle m’a enlevé. La meilleure façon de dompter une belle antilope est de lui briser l’égo, de la cueillir quand le sang et les larmes collent sa longue chevelure. Le goût de la proie abandonnée, apeurée, essoufflée, paumée, que tu fend en deux dans un plaisir on ne peut plus jouissif.

Un continuum d’histoires naturelles qui commencent au printemps et se meurent lentement à l’arrivée du ciel gris. La chasse est ouverte.

Inside You

Presque 3 années de célibat. Tu y crois toi ? Après avoir baisé la terre entière la bête s’est castrée, a fui la masse, renié la moindre douceur, le moindre coup de langue. Oui bien sur j’ai jeté un coup d’œil mais bizarrement le Hyène, plus il a faim plus il devient difficile.
J’applaudis béatement mes confrères qui grimpent des mochetés invraisemblables, je me suis toujours questionné sur le ‘comment’. Comment font ils pour fourrer ces choses si laides ? J’ai sans doute une définition de la beauté bien restreinte soit et je comptes la garder. J’aime les gros seins, soit, mais il y a des limites.

Quand ce n’est pas l’enveloppe je bloque sur la voix, cette voix de maraichère qui sent le pistou et la lavande ou cet accent niais de bobo parisienne qui rajoute des mots qu’elle ne comprend pas vraiment. Ensuite le parfum, quand tu as touché le ciel et traversé Disneyland en chevauchant des Sirènes mutantes au parfum hypnotisant, impossible, mais vraiment impossible de s’approcher intimement de certaines peaux, grasses, ou sèches, ou ridées, flétries, qui sentent le musc, le patchouli, le bonbon haribo. Je me suis enfilé tellement de trucs dans le nez pourtant je devrais être anesthésié mais non.
Je fais la bise à cette nana dont le cul déjà me faisait signe : « je tombe, que dis je, je flotte, oublies mon gars c’est pas beau à voir « . Quand les culs commencent à te parler tu as un problème, deux en fait. Tu ne peux pas leur répondre et tu fais une croix sur la propriétaire qui elle, contente, heureuse, te sourit en pensant déjà aux soirées Netflix et au petit ensemble qu’elle a mis en prévision d’un éventuel accouplement. Pourtant je suis super tolérant au niveau des fesses, je sais que la perfection est aussi rare qu’une vierge de 20 ans.
Après viennent tous ces petits détails qui me tracassent, ou le manque de petits détails. Rien à regarder en fait, pas d’énigme, pas de petits secrets à dévoiler, on voit à travers. Alors quand vient le grand moment du déballage sentimental, de la séduction par phrases, c’est déjà mort, enterré, plié. Elle ne le sait pas, ou bien elle s’en doute mais continue de croire qu’elle va réussir à te donner envie. Ma chérie, j’ai débandé devant des fusées spatiales qui maniaient la bite comme des Valkyries de la baise, des championnes du monde.. alors bon…
J’aimerais baiser un troupeau de vierges là. Ou même une jeune vieille, ou sa fille, ou les deux tiens. En fait je baiserais ta mère, ta sœur et toutes tes copines je pense.

Magdalena si prudente

Je devrais rajouter des mots clés pour aspirer l’attention d’intellos fanées mais curieuses, prêtes à prendre le train pour débarquer dans ma cabane et ne faire qu’une seule chose : baiser comme des animaux.

Magdalena m’avait tellement fait ramer que j’en étais perplexe. Mais elle avait cette moue béate d’une vraie gourmande qui une fois convaincue, donne le meilleur. Les vacances aux Tropiques ensemble : trop tôt. Un weekend à 2 : non, on se frotte un peu ? pas encore.

Quand tu es un vieux chien sale aux pensées lubriques rien ne t’arrête, rien. Ni ton annonce Meetic qui clame haut et fort ‘du sérieux et uniquement du sérieux’, ni tes 1000 questions pièges, ni ton instinct .. rien. Il y a un truc là, qui va se déclencher entre ta culotte et ton cortex et te rendre dingue. Ou Pas. Toujours est il que tu auras déjà les genoux derrière les oreilles.

Mais Magdalena elle, elle contrôlait, à cheval entre religion et valeurs, méfiance et bof.. pas trop envie finalement. J’avoue avoir été un Hyène, un vrai, une saloperie de race de prédateur qui avant d’avoir enfourné sa queue à l’endroit désiré est prêt à tout. Tout, crois moi. Un Hyène qui te chasse, c’est game over. Tu peux me chanter tout ce que tu veux, tu y passes. Tu chanteras tes mélodies de princesse une autre fois Darling.

Demandes à Magdalena, 3 mois et 2 semaines. Un record.

Porna-Lise

Bien pire. La quasi totalité je veux dire. Tous. Ton ex, ton mari, ton chef, le curé, ton grand père.
La bête se nourrit d’images, en tout cas du côté de l’hémisphère qui nous intéresse.
Cela donne une variété illimitée de vices non assouvis. On se pornalise. ça s’aggrave je crois. mais on vit avec, la preuve. on vous regarde le trou de balle un peu plus quand on la chance de l’admirer pleine vue, de derrière. On enclenche la tête vu que le reste ne viendra qu’après tant d’efforts que youporn vous a déjà remplacée. On se dit qu’on vous aime et que le vagin c’est déjà pas si mal, la pipe mal finie aussi, le facial ça attendra. le lendemain on se branle sur une inconnue qui s’écarte les fesses et se met à genoux avec le sourire.

Donc on se contrôle, le petit relent judéo chrétien qui n’assume pas encore totalement que ta femme soit une salope en herbe à la maison, puis une femme digne et fidèle pour les 23h45 qu’il reste. On baise en pensée en fait, on se fait nos petits plaisirs, on vous décore, on vous déguise, on vous imagine en buccal, en étudiante, en escort.
Il y a les lunettes aussi. Méfiez vous des lunettes.  Quand on regarde vos lunettes on se demande si vous accepterez un jour de les salir & de les rincer après un bon facial.

Attaquons le dur : les positions. la bête est très basique vous savez, donc on se force comme un peu à varier et à vous avoir en face nous demander des petits mots d’amour, au dessus avec les couilles écrasées et puis on se dit que l’on se fera plaisir à la fin, avec une bonne levrette.
Le petit truc c’est de pas demander, c’est ça en fait. quand on pornalise on ne demande pas.
Pour le reste, jouez avec les images, c’est 80 % du boulot. Juste une question d’angle, de regard, un petit rien et vous voilà sublimée en reine interdite.

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Mille Chiennes

Dans la moisissure de tes souvenirs, cloué au sol par l’indifférence d’un cœur qui ne bat plus,

devant l’étalage de vos culs échangeables à volonté, dont on voudrait nous faire avaler qu’ils sont tous beaux alors que tu sais, je sais qu’il est laid, flasque, difforme.

je suis un grand naïf, probablement est ce là une des raisons qui m’a permis de traverser des murs de flammes, baiser des tonnes de corps sans noms, sans goût, comme le tien.
des corps de zombie avec une âme de fantôme

je dois passer à autre chose mais le poison est là,  il s’évacue lentement.

dans mes rêves tu es morte. mais tu as droit à un lot de consolation

Un autre os à sucer, pour faire vibrer tes petites cordes et masquer ta laideur en te remplissant les orifices

Te donner l’illusion que tu es belle, que ton visage s’illumine et que tu flottes à un mètre du sol

Si tu croises une femme, regardes la bien. Tu n’es pas du même sexe, ni de la même race.

quoique que tu fasses, quoique tu en penses : tu fais partie des mille chiennes.

Marie Vaseline

Marie Vaseline s’applique à frotter son pubis aussi bien que ses souvenirs, avec une épaisse couche de lubrifiant. Tout glisse dans la vie de Marie Vaseline, depuis son petit vagin trapu jusqu’à son passé défectueux. Les deux t’accueilleront bientôt, pas dans ce même ordre et t’offriront un véritable morceau de rien, un truc qui n’a de goût que pendant les 3 ou 4 premières minutes d’allers retours fiévreux.
Marie Vaseline a le cœur coincé dans le string. Comme tant de femmes, elle se lubrifie la conscience en quelques phrases :

  • Tu n’étais qu’une illusion, ou une désillusion. A quoi je ne répondrais rien, car rien ne sert de dire à une poupée désabusée que son souvenir est aussi flou qu’un matin d’après cuite. Si seulement elle comprenait que 3 heures passées avec une Kate, un tourbillon, te font oublier 1000 corps.

Tout homme imparfait que nous sommes, on se fait souvent qualifier de « désillusion « quand on campe trop longtemps du côté des nudistes de la pensée, à poil en week-end comme en conversation, à poil sans équilibre et sans mémoire. Marie Vaseline traite sa concurrente de pute laide le lundi et un an après de retrouve avec elle au bar, pleine de conversation. La meilleure amie de la femme est celle qui a sucé la même bite et qui n’en a plus l’usage. Ca rapproche. Donc Marie Vaseline fera tout pour se convaincre, elle et le petit cirque qui anime sa vie, que sa chatte n’a pas changé, que son passé n’est que cendres et fumée, qu’elle a le choix bien sur, que le reste à vivre semble si divin qu’on y croirait presque. Tout cela se termine à peu près au même endroit, entre un dernier verre ou un dernier coït.
J’en ai aimé certaines, mais en fait j’ai juste baisé la plupart, victime de ma libido de singe, complètement obsédé par leur appétit, enchainé à un visuel, faisant croire que j’aimais, me pliant à la psychose de Marie Vaseline qui s’emboitait si bien sur ma queue en ne pensant qu’à une seule chose : tu as surement raison, ce n’était qu’une illusion … Mais qu’est ce que je regrette de ne pas avoir moulé ta chatte dans du silicone…

Bouffe Pine et les 7 nains

La merde que l’on sème on finit toujours par la payer
Tu assumeras toujours les bâtards que tu as largués, nargués et sevrés dans ton sillage
Les donneuses que tu as sous estimé
Le jour où les moutons te laisseront sur le parvis, il ne reste que des bites sur le sol
Et tu apprendras à marcher sur le cul
Tous les rêves ont un prix, même ceux qui commencent en climax et finissent en suture
Tout le monde veut t’inviter, toi le Noël instantané
Le patissier
Tout le monde est prêt à tomber la culotte pour un rail dans les WC
Ta princesse qui se métamorphose en aspirateur
Toi qui croyait qu’elle n’aimait pas la sodomie
Toute la génération de quadras débranchés, la génération Goldman, Goldorak et Château Dragon,
Toute la panoplie du Pays de Candy
On a tous arrêté de rêver au bonheur et de voyager dans l’espace

On débattait transfert de foutre en s’envoyant de la THC coupée au pneu de scooter
En perçant les tympans de ceux qui n’entendaient plus les paroles de ceux à qui on avait coupé la langue au Gillette une seule lame parce qu’ils causaient trop
On se faisait les narines à la techno, l’acid house ou le pogo,
on survolait l’atmosphère à trente berges des années 70
Les leçons de la génération Hippie avaient été digérées de travers, chiées à l’horizontale sur un miroir tout rond
Comme les culs en chaîne et la quête de tétons toujours plus sucrés, plus juteux

Un prêt à taux variable sur notre avenir et les mandales à taux fixe
Jusque là tout allait bien, je m’étais calmé
Jusqu’à qu’un énième connard perché au sommet géo-stationnaire sur l’orbite de CocoLand ne vienne te pisser sur les bottes.

La merde que l’on sème on finit toujours par la payer
Tu assumeras toujours les bâtards que tu as largués, nargués et sevrés dans ton sillage
Les donneuses que tu as sous estimé

Et tu apprendras à marcher sur le cul