Mélanbucolique

La madrague. Il y a toujours une lumière bien particulière là bas, toujours cette couleur de sable orangé alcoolisé et ce temps qui passe plus lentement.ce coeur qui s’ouvre au moment du printemps et qui se serre comme une petite mort quand vient l’automne.

Ce sont des moments exquis, ceux qui défilent paisiblement : rêveries mélancoliques et bucoliques. Ma vie est comme une vague parfois espiègle parfois ivre de nostalgie, d’alcool et d’instants précieux. Je regarde mon ventre, mes poils, mes défauts, mon gras, mes tatouages, tantôt beau tantôt laid, l’esprit miroir qui renverse les tendances. Je regarde mes doigts, mes mains : mes ‘mains de pianiste’ selon ma mère, qui de mon regard me disait ‘ El Cordobes’. Je veux m’allonger sur ce transat entouré de personne, le luxe ultime : la débauche sauvage sans foule ni cohue.

L’été revient, il se fait toujours plus attendre, sans doute qu’avec les années les hivers s’allongent.

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